Bon ben en fait je vois que je vous saoule pas trop ! Au contraire, le débat s'anime !
Le fait de ne pas tenir compte de la température extérieure n'empêche pas d'utiliser le PID. C'est juste que ces paramètres théoriques optimaux dépendent des conditions (pas de problème pour les exemples cités dans la littérature citée précédemment car on parle de réguler des machines dans un entrepôt avec des conditions stables ou un chauffage simulé par une résistance dans une pièce stable dans
http://www.rhaaa.fr/regulation-pid-comment-la-regler-12).
Le site
https://controlguru.com/ mets quand même en garde à ce sujet que la consigne souhaitée a également une influence (et la période d'échantillonage aussi, soit dit en passant)
Si les conditions sont idéales (et les nôtres ne le sont pas du tout !), la méthode (graphique ou non) permet de déterminer "process gain, Kp; process time constant, Tp; and process dead time, Өp".
Au passage, dans ce topic, nous confondons (sans que cela ne me gêne outre mesure) Kp et Kc. Kp est une des 3 caractéristiques théorique du système et Kc correspond au coefficient à appliquer à la partie proportionnelle (le coeff P).
En fait les 3 coef qui nous intéressent et que nous appliquons respectivement à l'écart avec la consigne, la somme des erreurs (intégrale) et le delta d'erreur (dérivée) se déterminent soit empiriquement, soit par calcul (à partir de Kp, Tp et Өp). Les formules sont sur le site controlguru mais aussi reprises en français sur
http://www.rhaaa.fr/regulation-pid-comment-la-regler-12.
Tout cela est théorique et applicable, encore une fois dans des conditions théoriques et dans le domaine mathématique du continu. Nos problèmes pour appliquer la recette:
- nous intervenons dans un domaine discret: une mesure de température toutes les x minutes, un calcul de PID toutes les y minutes, ...
- nos données sont bruitées
--> on peut limiter cela en "lissant" un peu les choses, vil1driver le fait dans son implémentation du PID lorsqu'il calcule une moyenne des erreurs par exemple (et sa moyenne est astucieuse puisqu'elle privilégie les mesures les plus récentes d'ailleurs, j'ai pas compris de suite, puis j'ai apprécié)
Mon idée (en automatisant un peu la chose) était de prendre le parti que je n'était pas capable de déterminer convenablement les paramètres moi-même et de passer au côté empirique. Cela sans oublier mon dada pour la modélisation. Comme je suis tomber sur des conditions (presque) idéales lors de mon dernier post, j'en ai profité pour essayer de modéliser les pertes sans chauffage.
J'insiste sur "presque", j'ai pris une température extérieure moyenne car elle me semblait suffisamment stable (1°C d'écart sur 7 heures) pour me le permettre. Il faut savoir que sur le principe, c'est une erreur ! Et du coup ogulf, je pense que tu as poussé la généralisation un peu loin... Je ne suis pas rentré dans les détails pour savoir si cela pouvait expliquer l'amplitude de tes écarts ni leur sens.
De plus, j'ai pris en compte la température
ressentie pour ne pas tenir compte que de la température brute pour expliquer les pertes de chaleur (as tu fait pareil ??), le vent étant également un facteur (très) important et très fluctuant.
L'idéal maintenant (et en espérant que mon calcul des pertes n'est pas trop biaisé, ogulf tu m'as quand même sérieusement mis le doute !), serait de réussir à modéliser la réaction de ma pièce en fonction du radiateur (le premier qui dit que ça chauffe quand je l'allume peut prendre la porte !!!).
Et pour ça l'équation différentielle des 2 liens précédent serait idéale mais trop compliquée à évaluer avec de simples mesures (pour moi en tout cas et dans l'état actuel de mon cerveau).
Au final, cela permettrait, à partir des conditions extérieures et du temps de chauffe envisagé, d'anticiper la future température avec une fonction. Charge au système d'adapter le choix du temps de chauffe pour que cette future température colle à nos souhaits.
Et dans un monde idéal (mais nous n'y sommes pas, la réalité est bien complexe), de détecter les perturbations du type "four", "enfant qui laisse la porte ouverte trop longtemps", "amis réchauffant l'ambiance" comme des écarts entre la température réelle et celle qui était prévue.